Espace d'expression pour des Courneuviens d'hier et d'aujourd'hui ainsi que pour des acteurs de La Courneuve et d'autres communes des acteurs de La Courneuve et d’autres communes

1 mars 2018

Liberté d'expression (6)

 

            Je rencontre parfois des personnes qui consultent ce blog. Elles sont intéressées car préoccupées pour les enfants. Elles veulent des apaisements pour l’humanité arc-en-ciel. Les chansons et autres références que je poste prouvent que je n’ai pas le monopole de la réflexion et de la fraternité. Comme toujours, je développe mes pensées autour de nos trésors : paradis de l’enfance innocente ; paradis blanc fait de glace et de neige ; paradis vert pour nos forêts, nos végétaux, nos plaines et nos plateaux ; paradis gris de la roche montagneuse et de la diversité de la faune ; paradis bleu pour le ciel, les océans, les mers, les cours d’eau, nos glaciers ; paradis clair près du soleil et de la lune ; paradis sombre du milieu sous-marin et de l’espace ; paradis jaune, rouge ou marron de nos déserts et de nos champs ; paradis noir des abysses ; paradis qu’est la quiétude.

            Les liens présents dans les textes n’existent que pour illustrer que je ne suis pas là pour « mentir sur la marchandise ». Si vous avez le temps de les parcourir, tant mieux, et je sais bien que beaucoup d’entre vous  sont débordés. Ce qui m’intéresse c’est le bien-être des enfants et, de surcroît, notre mieux-être.

            Lire ma prose prend du temps. Sachez que la produire en prend davantage. Si on comptabilise le nombre d’heures que l’on passe à écouter des discours dégradants, à lire des productions et des successions d’images insultantes, je me dis que je peux bien vous consacrer des minutes d’écrits humanistes. Je vous les offre volontiers.


            Ce qui est passé ne peut être changé, je le répète. On peut cependant atténuer les conséquences des conflits qui sont nés depuis des siècles, depuis des décennies ou depuis peu. Force est de constater l’aspect superficiel de nos réflexions suite à nos perceptions induites par les organes de diffusion d’informations. Je m’explique :

- Milieu des années 1980, les téléviseurs étaient dans chaque foyer ainsi que les postes radios (ce n’était pas le cas dans les années 1970). Les magnétoscopes et les jeux électroniques ont commencé à se développer. Curieusement, les aires de jeux dans les quartiers ont commencé à être moins fréquentées pour, petit à petit, être désertées. Où pensez-vous que j’ai rencontré mes meilleures sources de solidarité avant 1985 ? De nos jours, fixer des écrans ou tendre l’oreille ne demande pas le même effort que faire ses devoirs ou un  exercice physique.
- Années 1990, les discriminations exacerbées sur fond d’alimentations d’idées négatives se sont multipliées. J’ai entendu dire ici ou là :
« Les jeunes de banlieue dealent entre eux donc se font des bénéfices entre pauvres ; beaucoup d’institutrices nouvellement nommées en Zone d’Education Prioritaire se mettent en congé maternité et on ne les revoit plus ; les Juifs sont manipulateurs et soudés entre eux ; les prêtres violent des mômes ; les Arabes sont musulmans donc violents ; les Indiens sont les Hindous ; les Antillais jouent aux dominos et boivent du rhum ; les femmes qui collectionnent des mecs sont des chiennes ; les mecs qui collectionnent des femmes sont des Dom Juan ; l’homosexualité conduit à l’enfer ;  être performant à l’école c’est être un bouffon ; fumer ce n’est pas si mal puisque la cigarette est en vente ; Lee Harvey Oswald a tué John Fitzgerald Kennedy ; il y a des armes de destruction massive en Irak ; le rap entraîne les jeunes à la révolte ; on est tous égaux etc. »
Je ne dirai pas ce que je pense de chacune de ces expressions caricaturales. Les personnes de certaines « catégories » susmentionnées que je connais savent que mes réponses ne sont pas des raccourcis empreints d’intolérance et d’ignorance.
Ces clichés ont été travaillés et n’aident pas au rapprochement des êtres.
Faire machine arrière va être compliqué et très long. Néanmoins, rien n’est impossible !

°°°

Si chacun de nous se met à distance de ses à priori, on pourra faire évoluer nos quartiers. Chaque commune française ne peut pas seulement compter sur son Conseil municipal, elle doit pouvoir vivre avec les expressions de civilités de ses administrés.

Paix, respect, humanité !
Pour nos enfants.

                                      
Jean-Pierre BASTIAN, Citoyen Marron
Antillais de l’indianité en son entier
Banlieusard et fier de l’être
Français heureux de l’être
Humain de tout son être