Espace d'expression pour des Courneuviens d'hier et d'aujourd'hui ainsi que pour des acteurs de La Courneuve et d'autres communes des acteurs de La Courneuve et d’autres communes

13 janv. 2018

Liberté d'expression (1)


J’ai été élève de la cité des 4000 et je me suis élevé. Je ne suis jamais tombé dans le piège de la victimisation. Les personnes d’autres cités ou de beaux quartiers n’ont jamais été mes ennemis et ne le seront jamais. Les rivalités ont été alimentées par les puissants faisceaux de (télé)communication.
Je ne crois pas à la théorie du complot mais rien n’est le fruit du hasard. Tout le monde sait  que la guerre sert l’économie en ouvrant des marchés juteux tout en écoulant des armes fabriquées en usines qu’il faut faire tourner. A quoi servent les crimes ? Profitent-ils à un ou à plusieurs ?  Chacun peut penser ce qu’il veut au regard des cruautés de la violence de chaque siècle.

Qui veut la peau de mon équipe  colorée d’acteurs de proximité ?
Qui la dénigre alors qu’elle aspire à demeurer  libre  sur le terrain ?
Les critiques pleuvent sur mes collègues au 1er ou 2nd degré
Des enfants vivent ce jour, en adultes plus tard et demain c’est loin !

Ces vers improvisés je les dédicace à mes professeurs et aux nombreuses personnes qui sont montées au créneau quand les rouleaux compresseurs modernes ont commencé à décimer les familles. Grâce à ces humains au grand cœur  je transmets des valeurs de fraternité, preuve que je m’élève encore.  Les 3 liens en bleu, en blanc et en rouge sont là pour remercier ceux qui ont continuellement parlé des réalités faisant taire les détracteurs du rap conscient. Si ces artistes n’avaient pas pris le micro dès les années 1980, qui nous aurait régulièrement « défendus » ? Bien entendu, la jeunesse d’aujourd’hui a besoin des artistes qui lui plaisent, que les œuvres soient engagées ou non.

Après l’obtention de mon baccalauréat,  mon pays m’a accordé des bourses d’étude mais je tiens à réécrire ce que je disais dans mon premier livre : « je ne me prosterne pas à la Bourse ! ». Si on nous parle de mouvements de population c’est pour masquer les mouvements de capitaux qui financent souvent les conflits. Le temps des fables est révolu, tout le monde sait que la guerre a besoin d’argent pour perdurer. Il n’y a pas de honte à dire cette vérité surtout que nous ne sommes plus des enfants.

Qui pense que les différentes Déclarations des Droits de l’Homme sont respectées ? Demandons-le aux femmes juste pour voir !

Je ne me cache pas. Où serais-je si je ne m’étais pas (re)trouvé sur les bancs de l’Ecole républicaine française ? Où en serions-nous si des gens altruistes n’avaient pas aidé les personnes des bidonvilles et des cités dortoirs ?
J’utilise ma liberté d’expression en cherchant à rapprocher des êtres par mes actions et par mon phrasé parfois incisif. Néanmoins il faut préserver les enfants, on ne doit pas leur montrer les violences et les vices de ce monde : leurs yeux s’ouvriront tôt ou tard au gré de leurs rencontres et de leurs expériences.

Je miserai toujours sur l’élévation de mes élèves pour qu’ils parlent, pour qu’ils lisent, pour qu’ils écrivent, pour qu’ils comptent, pour qu’ils cultivent leurs cultures. En effet, les politiques d’intégration par assimilation sur fond de dissimulations de faits historiques ont conduit aux situations de tensions actuelles. IL NE FAUT JAMAIS FORCER DES GENS A OUBLIER CE QU’ILS SONT.  Je suis Français foncé.
Plus on se parlera, avec difficulté sans doute parfois, plus on s’orientera vers du constructif car notre monde regorge quand même de belles initiatives et de belles pensées. J’accomplis donc mon rôle de citoyen et je remercie toutes celles et ceux qui m’encouragent.

Je ne suis représenté par personne, je ne veux pas de représentant et je refuse de représenter qui que ce soit ou quoi que ce soit.  Cependant, je pense très fort qu’il n’y aura pas d’apaisements sans expressions continues des gens de quartiers. Les reportages, les débats, les promotions audio et/ou vidéo ne parleront pas pour  moi : ces représentations, je les évite de plus en plus quand elles sont racoleuses.
Je continuerai à dire à chacune de mes connaissances : « crois en toi avant de croire en qui que ce soit ! ».

J’ai une pensée pour Johnny HALLYDAY dont l’interprétation magistrale de Diego, libre dans sa tête m’a aidé quand le racisme institutionnel a voulu m’assassiner mentalement sous les ordres d’un certain Etat-Major lors de mon service militaire. Mon crime ?  Etre de la Seine-Saint-Denis.
J’ai une pensée affective pour France GALL dont les chansons avec Michel BERGER m’ont parlé assez tôt. Les deux artistes amoureux aimaient les gens de toutes les couleurs. Je dis donc à chacun de vous : « siste ».

Paix, respect, humanité.
Pour nos enfants.
                                  

                                               J-Paix
                                               Citoyen Marron
                                               Administrateur du blog